Permaculture humaine: Donner du sens à Sa vie en 3 jours.

Avec Bernard Alonso, Permaculture Internationale

Pour inscription: http://www.permacultureinternationale.org/evenement/donner-du-sens-a-sa-vie-en-3-jours/

Inventaire (partiel) de la faune

Cliquer sur le lien pour visualisation

Inventaire faunistique

Inventaire (partiel) flore du jardin

Cliquer sur le lien ci-après pour ouverture du fichier :

Inventaire Floristique 2eme

L’eau sur le site, la phytoépuration

Nous voulons maîtriser au mieux ces aspects aussi bien pour l’eau qui entre (le réseau public, l’eau de pluie) que celle qui sort : nos effluents.

La phytoépuration :

C’est un choix que nous avons fait en 2014 . Le virage complet vers notre transition n’était pas encore fait. Nous avions des activités professionnelles très prenantes. Nous avons opté pour la solution Aquatiris http://www.aquatiris.fr/.

Nous avons ainsi reçu tous les agréments sanitaires et avons pu bénéficier d’une aide significative de notre collectivité locale Vienne’Agglo.

L’installation permet de traiter efficacement l’intégralité de nos effluents : eaux grises eaux vannes.

Mais c’est bien au-delà de tout çà, qui est déjà pas mal ! :

La phytoépuration produit quantité de matière organique réutilisée dans le jardin : Un fois par an, nous faucardons. Les chaumes des phragmites constituent un excellent paillage, les tailles des plantes aquatiques : massettes, scirpes, iris, menthe, salicaires et autres plantains, s’ils ne trouvent pas meilleures utilisations (baumes, sirops, bouquets…) font de merveilleux mulchs odorants.

La phyto, est pleine de vie !

Les 2 bacs ont leur charme en toute saison,

Et… nous n’avons aucune nuisance olfactive.

Cette installation de phyto a, de fait, pris une place prépondérante dans l’élaboration de notre design.

C’est l’un des éléments le plus représentatif d’une « règle » de permaculture, chaque élément doit remplir plusieurs fonctions et chaque fonction sert plusieurs éléments…

Dans la poursuite de cette règle, nous étudions les possibilités d’utilisation des eaux traitées à des fins d’arrosages…

Gestion des eaux pluviales :

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Toutes nos eaux pluviales sont dirigées vers un bassin de stockage.

Actuellement 3 m par 5m profondeur 80 cm env.

Il nous reste un peu de travail pour l’améliorer.

Il est prévu de le rehausser et d’introduire quelques plantes aquatiques (Pascale rêve de lotus…comme au japon) pour la beauté,  pour limiter l’évaporation.

Nous pensons aussi aux poissons comestibles qui accompagneraient les ides qui s’y développent déjà, les grenouilles, crapaud et autres tritons et sûrement plein d’autres que nous ne connaissons pas encore …

Le micro- climat que génère ce stockage d’eau permet à sa périphérie des cultures plus gélives (fruits)

Ce bassin nous procure une eau d’arrosage très riche et non chlorée . Pour l’heure et pour l’arrosage, nous utilisons uniquement l’arrosoir pour un apport « au pied » notamment des jeunes pousses après repiquage. Le principe de sol toujours couvert de végétation et/ou de mulch limite considérablement le besoin en arrosage.

Nous étudions une solution pour connecter nos toilettes à la réserve d’eau de pluie.

Le réseau public :

Il nous livre une eau particulièrement dure et chlorée. Pour notre consommation alimentaire, nous la laissons décanter pour évaporer le chlore. Des récentes connaissances nous invitent à utiliser la dynamisation…nous allons nous pencher sérieusement sur ce sujet (one more!!) passionnant de l’intelligence de l’eau. Peut-être un article un jour sur ce blog…

Foncier et gouvernance

Page en cours de rédaction

Enseignement et culture.

Page en cours de rédaction

Outils et technologies

Page en cours de rédaction

L’hiver,…2 textes orientaux pour mieux l’appréhender

Deux textes tirés du Suwen, l’un des ouvrages les plus ancien de la médecine traditionnelle chinoise.

« Les trois mois de l’hiver sont appelés

Fermer et thésauriser,

L’eau gèle, la terre se fendille,

Nulle excitation ne vient plus du yang.

On se couche tôt, on se lève tard,

On s’en remet pour tout à la lumière du soleil.

On exerce le vouloir

Comme enfoui, comme caché,

Comme tourné seulement vers soi,

Comme occupé à se posséder.

On fuit le froid, on recherche la chaleur,

Ne laissant rien s’échapper par les couches de la peau,

De peur d’être dangereusement démuni de ses souffles.

Ainsi se conforme-t’on aux souffles de l’hiver,

La voie de l’entretien de la thésaurisation de la vie.

Aller à contre courant porterait atteinte aux reins,

Causant au printemps, des impotences et fléchissements,

Par insuffisance à l’apport de la poussée de la vie. »

 

« L’hiver scelle la séparation de ce qui fait la vie en se copénétrant: yin et yang, Ciel et Terre, eau et feu,humidité et sol (la terre se fendille), liquide et souffles animateurs (l’eau gèle)…mais il prépare aussi la réunion des couples par un nouveau départ, en attirant dans la profondeur les ferments de vie, en ensevelissant et thésaurisant pour forger l’assise de la puissance. La vie se préserve car elle s’en tient à ses racines, se fixe sur l’essentiel, ne s’occupe de retrouver et préserver son unité originelle; à ce prix, chaque membre d’un couple sera prêt à accueillir l’autre. Tout se fait dans l’économie, car les dangers sont réels; on profite du moindre avantage, montant ainsi le soin apporté à l’entretien de la vie. On se garde bien de se croire en un éternel été, et la sueur ne doit plus sortir, car loin de laver le corps et de conserver une bonne température, elle dépouillerait de liquide dont les essences feraient défaut, elle userait des souffles si précieux, elle laisserait béantes les ouvertures des pores aux froids et aux vent hivernaux. Dans tous les secteurs, physiques et psychiques, on conserve scrupuleusement ce qui appartient en propre, naturellement; on reste ainsi en possession de soi-même en ne se gaspillant pas inconsidérément, en pensées ou projets, en sueur ou gymnastique.Le yang est à l’interne; la vitalité est tournée sur elle-même au lieu de donner aux autres. Mais pour régénérer l’intime, les Zangs ,les Esprits, il faut que la synergie d’essences et de souffles jouisse du calme et de la quiétude.

Si l’on ne se concentre pas assez sur soi, si l’on ne sauvegarde pas bien les essences qui maintiennent, en nous, la lueur des Esprits et l’appartenance à soi-même, la conjonction printanière se fera faiblement: rien ne soutiendra la force musculaire saisie d’impotence et le rayonnement de vitalité depuis l’interne n’atteindra plus jusqu’aux extrémités du corps »

Santé et bien-être

Santé et bien être

« Le 1er médicament, c’est l’alimentation ! » (Hippocrate)img_6629

Alors bien sûr, nous consommons en priorité ce que nous cultivons. Pour l’heure, fruits et légumes aromatiques et médicinales, et aussi nos cueillettes dans les prés et forêts alentours..puis viendrons les œufs de nos poules, le miel produit sur place, peut-être aussi des poissons du bassin.

Nous avons considérablement réduit notre alimentation carnée. végétarisme, voir végétalisme ne sont pas encore à l’ordre du jour. La réflexion est en cours, peut-être fera-elle l’objet d’un propos sur ce blog…

Pour l’heure, nous suivons un principe, certes, bien arrangeant, mais non dénué de sens: « Le poison est dans la dose »…

La prévention. Prendre soin de soi…prendre le temps d’observer, de s’observer…interagir…

Les médecines douces, l’activité physique et spirituelle…

C’est ce que nous essayons de mettre en application. Nous développerons et publierons ici, au gré du temps, nos articles sur ces sujets si précieux !

Finance et économie

L’argent ne devrait être ni un problème, ni un but, c’est juste un outil, il convient de le remettre à son juste rang.

Lorsque nous en disposons nous l’utilisons à bon escient et les fondements éthiques de la permaculture nous sont toujours à l’esprit dans le choix des sommes engagées.

Quand il n’y en a pas suffisamment nous recourons à l’entraide, la « débrouille » le crowdfunding, voir l’emprunt avec des organisme financiers éthiques type la NEF https://www.lanef.com/

C’est en fait un mélange de tout çà et beaucoup d’autoentrepreneuriat qui font notre réalité…

 

C’est la même chose pour l’économie. Comme le dit Jean-Marie Pelt dans son ouvrage co-ecrit avec Pierre Rabhi : Le monde a-il un sens « Il convient de remettre l’ économie à sa place, la seconde », soit sortir de l’asservissement au système dominant sur le modèle ultra-libéral pour construire des économies locales pérennes et profitables pour le plus grand nombre :

 

– Nous croyons et travaillons pour la mise en place d’une monnaie locale http://monnaie-locale-complementaire.net/

 

– Nous militons pour l’instauration d’un revenu inconditionnel pour tous, qui serait la juste répartition de la richesse nationale, à laquelle, d’une façon ou d’une autre, chaque individu contribue. Pour une idée précise et documentée de cette approche, nous recommandons l’ouvrage de Baptiste Mylondo : « un revenu pour tous. Précis d’utopie réaliste » chez Utopia éditeur

 

– Nous adhérons à la joyeuse proposition portée par Pierre Rabhi d’une vie dans la sobriété heureuse.

 

– Nous participons modestement et soutenons les actions de la NEF https://www.lanef.com/. Si vous avez quelques économie, pensez à cette forme d’épargne solidaire voir, investissez sur des projets porteurs de sens proposés par les plates formes de crowdfouding. (KissKissBankBank; Ulule; Hellomerci…)

 

La maison

 

La maison est construite en pisé : c’est l’argile local. Il suffit de creuser pour le trouver, ou presque.

Les murs font en moyenne 60 cm d’épaisseur offrant à l’habitation une très bonne inertie thermique.

L’été, l’intérieur conserve naturellement la fraicheur.

La rénovation intérieure des murs a été réalisée avec de l’argile + paille (http://www.akterre.com/accueil.html). Ragréage des murs sur plus de 5 cm d’épaisseur par endroit.

 

 

Le printemps/été 2016 a vu l’auto-construction (par nous même donc) d’une extension sur le procédé ossature bois

 

Plusieurs objectif à cette extension :

Disposer d’une salle d’une vingtaine de m² pour assurer les formations et rencontres à l’abri…si besoin.

Réaliser devant la maison un sas isolant l’été et récupérateur de chaleur l’hiver.

Le choix du procédé ossature bois s’est opéré en raison de sa simplicité, de l’impact environnemental très faible des matériaux utilisés et d’opportunités locales pour les fournitures.  Le bardage en châtaigner a « poussé » à quelques km d’ici…

L’énergie : Production photovoltaique, Eau chaude solaire, Granulés bois. Lampes LED ou basse conso…Poèle à bois.

 

Nous tenons à disposition les éléments chiffrés pour chacune de ces installations. Nous consulter.

Les buttes

Les techniques de cultures sur buttes (et elles sont nombreuses) ne sont pas une fin en soi et encore moins l’unique façon culturale de la permaculture. La forêt, pourtant le modèle le plus productif, ne fait pas de buttes. Néanmoins, comme nous n’habitons pas en forêt, les buttes restent une méthode efficace de constituer un sol vivant, riche, plus aisé à travailler, qui permet une densification étagée des cultures…c’est en tous cas notre but.

Nous avons également fait ce choix pour les cultures en zone 1 (cf. Design) pour l’ergonomie.

C’est l’ancien carrelage de notre maison que nous avions conservé qui fait office de soubassement. Nous avions subodorés, que les carreaux de céramique serait un bon matériaux pour réchauffer la terre au printemps, lorsqu’ils sont peu recouverts de végétation…

La partie supérieure est en planches, portant la hauteur en rive à 50 cm. C’est le lieu des cultures que nous visitons le plus…ainsi nous travaillons quasi à hauteur d’homme.

Le fond de la butte a été rempli par des branches et tronc déjà en décomposition bien avancée d’un saule pleureur qu’un gros coup de vent avait liquidé…Là encore l’idée était que ce matériaux spongieux serait un très bon réservoir d’eau pendant les périodes sèches.

Bien tassé en fond de butte et recouvert de déchets organiques pour remplir les vides entre les branches, puis recouvert de la terre d’origine et enfin d’une épaisse couche de mulch 10 à 15 cm.

Les 2 saisons estivales passée nous ont rassuré sur nos choix.

Le Net foisonne de trucs et astuces pour construire des buttes, trouvez celle la mieux adaptée à vos rêves et ressources. Nous nous sommes beaucoup inspiré de l’ouvrage de Walzner : Manuel de la culture sur butte

La culture, le sol, la culture du sol.

La base, c’est le sol ! Les plantes se nourrissent naturellement d’un sol riche. Il convient, comme le fait la forêt, d’appliquer les quelques règles de base pour l’auto-fertilité d’un sol :

Pas de labours : Retourner le sol c’est bouleverser les strates, qui chacune,contiennent une vie particulière (animaux, champignons, bactéries) qui joue un rôle particulier…Labourer, c’est comme mettre ce petit monde, sans dessus dessous…beaucoup ne survivrons pas…ou mettrons un temps fou à s’en remettre. Les vers de terre sont les meilleurs « travailleurs du sol » ! http://agriculture-de-conservation.com/Les-vers-de-terre-veritables.html et ils ne sont pas seuls ! Mycorises et autres formes de vie s’y développent abondamment ! https://www.youtube.com/watch?v=vxLM5XqC1mo

Pas de compactage : Un sol compacté ne permet pas les échanges hydriques et gazeux…en simple l’eau l’air et les organismes vivants ne circulent pas normalement, la terre s’asphyxie, la vie en est perturbée, voire, s’éteint.

Le passage d’engins sur les zones de culture est le principal facteur de compactage. Le piétinement aussi ! Un système racinaire profond est bienvenu autant que celui de surface. C’est la raison pour laquelle des arbres fruitiers sont plantés dans le potager. Oui, çà fait aussi de l’ombre sur certaines zones de cultures, et alors? Il convient d’observer, la position de l’ombre en fonction des saisons,  de s’adapter, ou d’adapter le type de culture. Regardons la forêt !

Et puis ce dont ont besoin les plantes pour croître, outre un sol adapté, c’est de lumière et d’uns température adaptée…rarement de plein soleil !

Un sol toujours couvert : c’est moins d’érosion, les pluies violentes ne provoquent plus de croûte de battance , ni n’entraînent la terre de surface vers les rivières puis, les mers(terre végétale riche en matière organique et nutri-éléments). Un sol couvert, évite la stérilisation par le soleil, limite l’évaporation.

Et puis, un jardin en perpétuelle vie, c’est bien plus beau qu’une terre nue, non ? 

Porter un regard attentif sur une terre grasse, fraichement retournée et nue, ou contempler un désert provoque aussi l’émotion!

Apports constants de matières organiques : Nous alternons avec tous nos résidus organiques (herbes, feuille, restes de végétaux, tailles passées au broyeur) avec une orientation plus marqués pour les apports carbonés (BRF, chaumes..)compte tenu de la nature très argileuse de notre terre et de l’observation notamment des plantes indigènes (Rumex, mauves, renoncules…).

La diversité : C’est la base de la résilience. Pour faire très simple, si vous êtes en monoculture, une prédation ou une maladie peut ruiner votre travail. Or il n’existe pas de prédateur ou de maladie capable de détruire toutes les espèces en même temps ! (A part les hommes et des événement climatiques violents ) En conséquence, plus il y a de diversité, moins les risques sont grands.

Et puis, nous étudions les associations bénéfiques, ails et fruitiers, plus largement aromatiques et fruitiers, aromatiques/légumes/fleurs…

C’est exactement ce que fait la forêt !

C’est ce que nous mettons en œuvre ici, en nous fiant certes, à nos modestes connaissances théoriques, à toute la sciences, les expériences disponibles, mais surtout, surtout, à notre intuition, nos envies, nos possibilités…dans le respect des principes éthiques de la permaculture

Interagir avec la nature, selon Nous…

le jardin

CultureS et BeautéS…

 

 

Notre objectif n’est pas de devenir producteur maraîcher, mais de co-créer avec la nature un lieu d’abondance avec le plus de diversité possible, pour notre plaisir gustatif, pour la beauté, pour une meilleure résilience de l’écosystème, pour expérimenter, apprendre, partager et, chaque jour, nous surprendre !

 

– culture de fruits et légumes pour se nourrir.

Les surplus (pas encore de saison) seront distribués localement sous une forme non définie à cette heure (vente directe sur site, restaurateurs, marchés locaux , transformation…)

Nous souhaitons introduire le plus possible de légumes vivaces et laissons au maximum se développer les espèces indigènes.

 

– Jardin PAM : plantes aromatiques et médicinales

– Des fleurs, le plus possible

– Le poulailler va arriver…surtout qu’il sera mobile pour 4 à 5 poules

– Quelques ruches sont prévues

– Un espace « sauvage » est préservé

 

Tout change, évolue, au rythme des saisons, du climat…de notre design.

12 principes de la permaculture, théorisés par D. Holmgren

– 1er principe / Observer et interagir :

« Une conception réussie nécessite une relation libre et harmonieuse avec la nature et les hommes. D’une observation attentive et d’une interaction réfléchie naissent l’inspiration, le répertoire et les structures. Ce processus ne peut naître dans l’isolement : il lui faut une interaction continue et réciproque avec le sujet »

En gros, on ne peut pas piller indéfiniment la planète sans rien lui donner en retour et toutes les sources d’inspiration existent dans la nature!

Le regretté JM. Pelt a défini le concept « d’associativité » repris dans un très beau livre : « le monde a-t-il un sens ». Il nous dit en résumé, c’est toujours de l’association que naît la création et il le démontre depuis le big bang jusqu’à nos organisations sociétales !

Masanobu Fukuoka qui lui, a développé dans l’agriculture au Japon, la philosophie du non agir ( qui ne veut pas dire ne rien faire), écrit dans un magnifique ouvrage intitulé « la révolution d’un seul brin de paille » :

Il convient de :« Poursuivre son sujet dans la totalité et ne jamais oublier que la totalité comprend à la fois ce que l’on connaît, mais aussi ce que l’on ne connaît pas ».

Or quel bel apprentissage que celui de l’observation attentive!

 

– 2 :  Capter et stocker l’énergie

Énergie entendue au sens large : l’alimentation est énergie, les semences, le solaire, l ‘éolien, la biomasse, l’eau de ruissellement…

En ce sens par exemple, les forêts sont des gisements fabuleux d’énergie. La reconstitution intelligente de forêts à cycle lent sera un héritage exceptionnel à laisser à nos enfants.

 

– 3: Obtenir une production

l’objectif n’est pas seulement de discourir, mais de vivre, pour cela il convient de produire.

 

– 4:  Appliquer l’autorégulation et accepter la rétroaction

Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre et admettre qu’une société qui consomme chaque année 2 à 3 fois ce que la planète offre comme disponibilités réduit considérablement son espérance de vie !.

 

– 5: Utiliser et valoriser les ressources et les services renouvelables.

L’eau, le vent, le soleil, sont à disposition…

 

– 6 : Ne produire aucun déchets

Tout peut être revaloriser !

 

– 7 : La conception des motifs aux détails

Pour simplifier, c’est le credo de l’association Attac, également utilisé par de très nombreuses organisations dites altermondialistes : « penser global, agir local »

 

– 8 : Intégrer au lieu de ségréguer

Le problème c’est la solution !! Chacun trouvera avec ce 8ème principe, les applications dans tous les autres domaines, notamment celui très actuel de l’immigration…

 

– 9 : Utiliser des solutions lentes et à petite échelle

Soit mettre en place des solutions que l’on maîtrise et les élargir petit à petit. Il n’existe pas de solutions universelles !

 

– 10 : Se servir de la diversité et la valoriser

C’est une des clés de la résilience

 

– 11:  Utiliser les bordures et valoriser la marge.

La petite phrase qui suit ce principe est très explicite… « emprunter les sentiers battus ne signifie pas être sur le bon chemin »… en d’autres termes sortons des dogmes et cadres établis pour construire pas à pas SON chemin.

 

– 12: Face au changement, être inventif

Le passé est le passé ! Il n’est pas question de l’oublier pour éviter de recommencer les erreurs, mais, forts de cette richesse, il convient désormais d’inventer, de sortir des schémas de pensées communément répandus.

Il convient aussi de faire confiance à la jeunesse. Certes la jeunesse n’est pas toujours raison, mais l’expérience n’est pas toujours la meilleure solution. En revanche l’association des 2 est source d’inventivité.

Vous pouvez retrouver le développement de tous les points évoqués dans l’ouvrage cité largement dans cette partie : « Permaculture , Principes et pistes d’actions pour un mode de vie soutenable »de David Holmgren aux ed . Rue de l’échiquier.

Les ouvrages de Bill Mollison sont également complémentaires…

Vous pouvez retrouver de nombreuses informations sur le site de Brin de paille : http://asso.permaculture.fr/

Qu’est-ce que la permaculture ?

En Anglais c’est la contraction de « permanent culture » qui se traduit facilement en : culture permanente.

« Ce terme a été inventé par 2 Australiens, Bill Mollisson et David Holmgren dans le milieu des années 1970 pour décrire «  un système intégré et évolutif d’espèces végétales et animales pérenne, ou s’auto-pérennisant, utiles à l’homme ».

Selon une définition plus actuelle, reflétant l’élargissement du concept, ce sont «  des paysages élaborés en toute conscience, qui imitent les schémas et les relations observés dans la nature et fournissent nourriture, fibres et énergie, pour subvenir aux besoins locaux » l’individu, son habitat et son mode d’organisation sont au centre de la permaculture. La permaculture voulait mettre en place une agriculture permanente (et soutenable), elle vise maintenant une culture permanente (et soutenable). »

Ces propos ne sont pas les nôtres, ce sont ceux de David Holmgren dans son livre intitulé : « permaculture » principes et pistes d’action pour un mode de vie soutenable ».

Yves Cochet (ancien ministre de l’environnement et parlementaire Européen) qui préface ce livre écrit ceci « Plus qu’une technique agricole, la permaculture est une vision des sociétés de demain, les nôtres, qui seront confrontées à l’évolution des régimes énergétiques et climatiques. La permaculture n’est pas seulement une autre façon de jardiner : c’est une façon de concevoir et d’agir sur le monde, un changement philosophique et matériel global, en même temps qu’un ensemble de stratégies de résilience face aux métamorphoses, sinon aux effondrements qui s’annoncent ….

A contre courant des mythologies techniciennes, la permaculture est une forme de low tech, par opposition aux hight tech, elle propose une panoplie d’outils qui redonne de l’autonomie aux usagers tandis que les hautes technologies maintiennent sous perfusion énergétique nos sociétés techno-industrielles». Fin de cit.

Pour résumer si cela est possible, la permaculture est la conception d’écosystèmes soutenables fonctionnant comme une boucle énergétique qui produit plus d’énergie qu’elle n’en dépense. Les humains sont au cœur de cette « boucle énergétique ».

La permaculture est donc un concept qui mêle de manière indissociable: philosophie – méthode -science. C’est une approche holistique qui va un peu à contre courant de l’Université et du milieu scientifique qui n’apprécient pas que des non, voir ultra spécialistes, empiètent sur leurs domaines de sciences dites dures…mais cela évolue…

L’aspect Philosophique repose sur 3 principes éthiques fondamentaux :

Prendre soin de la terre.

Prendre soin des hommes et donc, de soi-même.

Partager équitablement les surplus.

La permaculture est aussi une méthode car avec cette approche, après 4 décennies de mises en œuvres avec succès dans différente fermes, communautés humaines et sites de par le monde (ex. Zepp Holzter https://www.youtube.com/watch?v=p64xS5Pn1gw ) , et sur la base d’observations précises et documentées, David Holmgren et Bill Mollison ont  théorisé des grands principes de la conception permaculturelle.

Science car la permaculture s’appuie sur les connaissances acquises, des plus anciennes aux plus récentes, car elle apporte une contribution très importante à l’évolution des techniques pour construire ce monde soutenable auquel elle aspire et parce que la recherche et les découvertes à faire en ce sens sont sans limites.Toutes les expériences et tentatives menées par les « permaculteurs » de part le monde sont un apport considérable à cette science.

Le symbole de cette conception.

C’est une fleur à 7 pétales : la fleur permaculturelle

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Chaque pétale symbolise un domaine

Ces pétales sont liés par un cœur qui représente les principes éthiques évoqués .

« Une spirale part de ce cœur et souligne les liens entre ces domaines au niveau individuel et local, puis collectif et global.

Quant à la structure en toile d’araignée de cette spirale, elle montre la nature incertaine et changeante de ce processus d’intégration » dixit Holmgren.

Ce symbole ouvre sur l’approche holistique du concept, la «  pensée systémique » ou « pensée conceptuelle » Tout est lié !

 

Commentaires personnels

Quand vous interrogez un « permaculteur »  sur la meilleur façon de procéder la réponse commence très souvent par « ça dépend »…

Bien sûr, çà dépend, de son objectif, de ses moyens, du lieu où l’on vit, du temps dont on dispose et de tellement d’autres choses….qui font la singularité de chacun.

Alors, avant d’agir, mais, bien sur, dans le but d’agir, il convient de prendre le temps d’observation et de réflexion au regard de son rêve, de mêler tout çà aux réalités qui sont celles de chaque individu, puis de mettre en œuvre la démarche « imiter la nature », soutenue par une méthode, garante des principes éthiques indispensables.

Cette démarche en permaculture s’appelle : Le design

La graine buttée vous accompagne dans cette démarche design (Cf. page pro. du site)

Concomitamment à mes recherches et travaux en permaculture, j ‘ai lu un texte magnifique écrit par 9 intellectuels Antillais « le manifeste pour les produits de hautes nécessite » et à sa lecture, presque chaque ligne me renvoyait à cette notion d’autonomie, selon moi, indispensable aux hommes, qui commence bien sûr par l’autonomie alimentaire mais qui, bien au-delà, est le fondement des valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.

David Holmgren écrit ceci : « il nous faut être autonomes, sensibilisés et informés, efficaces et au clair avec nos valeurs pour déclencher les changements structurels et institutionnels qui s’imposent ».

« L’autonomie est impalpable, informelle : difficile alors de déterminer son efficacité dans la fragilisation de systèmes économiques (devenus) dangereux et dysfonctionnels (et qui oppriment tant d’individus). Cette invisibilité de l’autonomie, peut empêcher les individus de prendre conscience du pouvoir qu’ils ont entre les mains, mais elle peut réduire à néant les efforts des médias, des entreprises, des pouvoirs publics qui cherchent à traquer, à contrôler et à subvertir des processus qui vont à l’encontre de leurs intérêts » fin de cit.

Attention: Autonomie ne veut pas dire autarcie et encore moins solitude et isolement !!

L’approche permaculturelle propose une méthode crédible pour qu’un grand nombre d’individus, de groupes d’individus, voir, soyons fous, de peuples retrouvent une forme d’autonomie en simple qualité d’Êtres humains libres.

Ce que je veux dire enfin, c’est le bonheur simple que procure l’harmonie avec la nature, le privilège et la joie de faire pousser ses légumes et de nourrir les siens et le plus de monde possible, de produits sains et respectés, d’utiliser des circuits économiques courts associant le maximum d’intervenants locaux et, l’expérience le prouve, créateurs d’emplois, moins énergivores, plus conviviaux…

Les méthodes de permaculture peuvent s’appliquer tranquillement dans son bout de jardin comme dans son entreprise ou dans sa ville, et ceux qui la pratique , parfois même, comme Jourdain sa prose, aime à partager…leur semences, leurs productions, mais aussi une multitude de trucs et astuces inventés ou retrouvés qui rendent la vie plus belle. Le Web foisonne d’informations.

Dans les 7 pétales de la fleur perma, le pétale « gestion de la terre et de la nature » est sans doutes celui sur lequel le retour d’expérience est le plus important en quantité (l’agriculture est l’une des pratiques les plus anciennes), mais également en impact pour aller vers l’autonomie.

Pour ceux qui voudrons aller plus loin, je vous invite à regarder le travail d’un certain Joseph, à Rouen, qui, avec des méthodes permaculturelles sur un jardin de 150 m² arrive à produire toute l’année, fruits et légumes pour une famille de 3 personnes.http://www.monjardinenpermaculture.fr/pages/le-jardin-de-150-m2-de-joseph-chauffrey

Je vous invite également à regarder les travaux fournis par « la ferme du Bec Helloin » en Normandie,qui, en collaboration avec l’INRA et Agrotech Paris, démontre que, sur une surface de 1000 m² il est possible d’obtenir une production représentant un CA annuel de 50 K€ avec une personne à temps plein…http://www.fermedubec.com/

Il se sont beaucoup appuyés sur les méthodes des maraîchers de Paris au XIXè siècle qui, avec des parcelles de 5 à 6000m2 en cœur de ville ou travaillaient ardemment 6 ou 7 maraîchers, réussissaient à fournir toute la population Parisienne, en fruits et légumes frais toute l’année. Il se sont aussi inspiré des peuples premiers. Ces méthodes se sont perfectionnées grâces au progrès de la science et de la technologie, mais restent d’une étonnante ingéniosité.

Il ne labourent plus la terre, il gèrent aux mieux les rotations de cultures qui peuvent aller de 3 à 7 par an, il recherchent les meilleures associations de plantes, légumes et animaux. Aucun déchet, tout est recyclé sur place pour nourrir la terre ou les animaux.

 

Dans une organisation inspirée des principes de permaculture,

Chaque élément répond à plusieurs fonctions.

Chaque fonction contient plusieurs éléments : c’est le principe des systèmes interactifs, ils s’appliquent à l’ensemble de la fleur Permaculturelle, soit, à l’ensemble des organisations systémiques.

La conception est fondée sur le besoin pas sur les solutions déjà existantes , c’est aussi un moyen de créer la diversité.

La permaculture insiste sur les aspects positifs et sur les perspectives .Elle donne espoir !!

Alors, en ces temps ou la peur, le repli sur soi, la violence, la cupidité inondent notre quotidien, il est préférable de mettre l’accent sur les perspectives et notamment celles que propose cette approche de Culture permanente, plutôt que sur les obstacles.

Ensemble, construisons un « Demain » heureux pour nos enfants…

Conférence permaculture Reventin-Vaugris

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